ZEBRES

Valentin Ceccaldi : violoncelle

David Chevallier : guitares électriques et acoustiques 7 et 12 cordes, laptop

Ayant à cœur d’occire les clichés sonores, ils sont capables de laisser galoper leur imagination sacrilège et de filer des ariettes à tomber par terre. Leurs sept titres, issus de combinaisons anagrammatiques autour du noir et du blanc, sont une ode à la douceur et au rugueux. Ce qui semble à première vue contradictoire mais ressemble néanmoins à la vie.

Guy Darol - Jazz Magazine

Photo Michael Parque

Un univers étrange et familier où chaque plage réserve de multiples quantas de plaisir inattendus. Tout comme la lumière, cette musique est ondulatoire et corpusculaire. Einstein aurait sûrement découvert ça.

Guy  Sitruk - Jazz à Paris

 Si j'osais, sans crainte du cliché, j'écrirais «C'est magique ! ». C'est écrit, et j'assume, mais au delà de la commode formule qui permet de tenter d'exprimer l'indicible, c'est simplement l'expression d'une évidence : dans cette rencontre, il se passe ce que parfois (aussi souvent que possible !), l'improvisation sans filet produit de bonheur musical, aussi immédiat que résistant à l'analyse de multiples écoutes. Un vrai grand moment de musique improvisée !

Xavier Prévost - Les Dernières nouvelles du jazz

Comme l'animal qu'ils incarnent, Ceccaldi et Chevallier sont fougueux et contrastés. Leur rencontre dans la banlieue nantaise réuni deux générations et autant d'approches et d'histoire qui trouve aisément un terrain d'entente. Le résultat est parfois rugueux, mais toujours un respect mutuel qui nourrit tout un album qui sort presque naturellement sur le label Ayler Records qui suit la carrière de Valentin depuis très longtemps déjà. 
Le ton aventureux et sans concession est un moteur idéal pour faire galoper l'équidé rayé. « L'ombre du zèbre n'a pas de rayures », René Char est cité à l'intérieur de la pochette. De cette émulsion musicale, on ne saurait faire meilleure critique...

Franpi Barriaux - Sunship

Plus que le propos pourtant, l’élégance du son séduit immédiatement l’oreille. Que ce soit l’exploitation des possibilités de la guitare comme la vibration profondément humaine du violoncelle de Valentin Ceccaldi, les timbres sont finement façonnés et justement agencés. Mêlant des effets de bruitisme légers à des lignes mélodiques serpentines que soutiennent des arpèges déviants, les motifs dessinés privilégient l’évidence de la forme et la clarté de l’intentionnalité.

Car, sans renier leur caractère affirmé, les deux protagonistes jouent de la complémentarité sans effet de surcharge. En accordant une grande mobilité à la distribution des rôles, ils invitent à découvrir une musique limpide qui creuse la confidence et proposent avec douceur une déambulation qui ne cherche jamais à atteindre les confins et leurs excès. Privilégiant les effets de contraste, des jeux sur l’ombre et la lumière, sur le noir et le blanc, ces deux zèbres au

vocabulaire large synthétisent plusieurs formes d’esthétique. Avec une inventivité permanente et naturelle, ils écrivent, dans l’instantané et loin des tumultes et des effets de mode, une musique à hauteur d’homme. Discrète, sans doute, mais qui prend son temps et le défie aussi.

Nicolas Dourlhès - Citizen Jazz

Concert enregistré le 8 octobre 2018, au théâtre de l'Alliance Française, à Paris, dans le cadre de l'Emission "A l'improviste" d'Anne Montaron.

  • Facebook - White Circle
  • SoundCloud - Cercle blanc
  • YouTube - White Circle

© 2018 by Compagnie le SonArt